Apprenez à mieux nous connaitre grâce aux interviews ! Aujourd’hui, Nolwenn répond à nos questions

Nolwenn, danseuse incontournable de la troupe depuis 4 années, grande blonde gracieuse, douce, discrète, elle s’est fait une vrai place dans cette équipe, une gymnaste d’une souplesse incroyable, qui donne toujours de bons conseils à ses coéquipières et qui apporte beaucoup à cette équipe.

Comment se déroule les entraînements ?

Comme dans tous les sports : toujours dans la bonne ambiance et avec de la musique, les Pom Pom girls des Alpes s’étirent et s’échauffent avant de commencer réellement l’entrainement. Il est nécessaire de travailler son endurance, sa souplesse mais également son gainage ; car à part savoir agiter les pompons, il faut être une sportive avant tout. Aussi, on travaille essentiellement les nouvelles chorées, on revoit aussi les anciennes, et on peaufine les détails où nous ne sommes pas ensemble, car la synchronisation c’est je pense, ce qui donne le plus de force et de beauté à une chorée.

Qu’est-ce que t’a apporté la pratique des pompoms girls aujourd’hui ?

En intégrant le groupe des Pom Pom Girls des Alpes j’ai avant tout gagné en grâce, car mon passé de gymnaste m’a rendu carrée et « stricte ». Je ne nierais pas non plus que depuis mon arrivée, il y a 4 ans, j’ai appris à avoir d’avantage de confiance en moi. Avant, j’aurais été incapable de danser devant des dizaines, des centaines, voire certaines fois des milliers de personnes. Dépasser cette appréhension du regard des autres m’a vraiment été bénéfique, et cela aide aussi beaucoup au quotidien. Mais surtout, faire partie de l’équipe c’est la possibilité de participer à de grands évènements ; tous les sports ne permettent pas de mettre les pieds sur la pelouse du Stade des Alpes, ou encore de participer au Trophée Andros, de rencontrer des personnalités, etc… !

As-tu déjà été victime de préjugés ?

Pour certains, les pom pom girls des Alpes sont le stéréotype même de la  jeune fille américaine qui rêve de devenir pom pom, ce qui n’a rien à voir avec la réalité. Derrière cette agitation de pompons il y a réellement un but : faire de la danse un spectacle, accueillir le public et supporter une équipe sportive ou des sportifs, capter les regards… ! Bien sûr, il m’est arrivé d’être victime de préjugés, mais la pom pom girl n’est pas systématiquement celle des clichés des séries télévisées pour ados, qui ne lui donnent pas toujours une bonne image de notre sport. Si l’on ne se réfère qu’à cela, il est dur d’avoir un avis positif de ce sport …. C’est pourquoi on vous attend nombreux aux prestations 😉 !!

 Celles qui sont des modèles pour nous, ne sont plus à l’université mais bien des sportives et jeunes femmes qui sont recrutées par les plus grandes équipes de Basket, de Hockey sur glace ou de football américain. Elles doivent faire leurs preuves au casting puis ne font partie d’une équipe que 2 années, elles doivent s’entraîner après le boulot, faire de la musculation, entretenir leur souplesse et représentent cette image fraîche, sportive, douce et féminine qui donne envie de se déplacer pour un match et qui demande de la technique et de l’investissement comme tout bon sportif qui pratique un sport par passion.

 Quel est ton moment le plus marquant avec l’équipe ?

Très bonne question… Il y a tellement eu d’évènements ce serait difficile de choisir ! Pour en citer un, je dirais que c’est lorsque nous sommes allées danser à Monaco pour le Trophée des Champions de Handball en septembre 2010. Sur un weekend de trois jours, ce fut vraiment exceptionnel ! Tout le monde était aux petits soins pour nous. Nous avions travaillé dur pour cet évènement, plus la date approchait et plus l’excitation d’y être montait. Une fois devant le terrain, alors que nous allions rentrer pour danser, on nous annonce que le Prince Albert de Monaco, en retard, souhaite qu’on attende son arrivée pour commencer. Le fait qu’il donne de l’importance à notre sport, notre travail et nos efforts était une réelle satisfaction. 

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L’interview de Méryl

C’est au tour de Méryl de se prêter au jeu de l’interview. Bonne lecture!

Comment as-tu découvert l’équipe des Pom Pom Girls des Alpes ?

J’ai découvert les Pom Pom Girls des Alpes lors d’un match de roller hockey en juillet 2010 à Domène. J’ai tout de suite accroché face à leur motivation, leur sourire, leur dynamisme. C’est grâce à cela que j’ai eu envie de découvrir ce sport.

Qu’est-ce qui te plaît dans la pratique de ce sport ?

Ce que j’aime beaucoup dans ce sport ce sont les tenues dans lesquelles nous nous produisons, les accessoires que l’on rajoute. Beaucoup de personnes du public apprécient nos tenues, nous avons toujours des compliments sur nos tenues et sur nos danses ce qui est très motivant pour nous de continuer sur cette voie.

Est-ce que ton entourage à une bonne image des pom pom girls ?

Avant que je pratique ce sport, mon entourage n’avait pas une bonne image des pom pom girls. Ils pensaient tout de suite aux films américains dans lesquels
les pom pom girls sont souvent blondes, superficielles et un peu « nunuche ». En pratiquant moi même ce sport, j’ai réussi à les convaincre du contraire et à leur
donner une bonne image des pom pom girls. J’ai souvent des remarques quand j’annonce que je suis pom pom girl, chaque remarque est une nouvelle occasion de donner une bonne image aux pom pom girls.

Quels souvenirs gardes-tu de ta première danse au Stade des Alpes, devant 20 000 personnes ?

C’est quelque chose d’immense, inexplicable. Danser devant 20 000 personnes et sentir le public vibrer en vous c’est magique. C’est également un grand stress lorsqu’on est dans les vestiaires qu’on attend de se produire, on appréhende et on a hâte à la fois, hâte de danser devant tant de monde. Une fois entrée sur la pelouse du stade, le sourire vient naturellement puis là on se rend compte de la chance qu’on a.

Comment est l’ambiance pendant les entraînements ? Avant scène ? Après scène ?

L’ambiance que ce soit aux entraînements, avant scène ou bien après scène est toujours identique. Toutes les filles de cette équipes sont géniales c’est
également une raison pour laquelle j’entame ma 4éme année! Je pratique ce sport non seulement parce que j’adore danser, rire, m’amuser mais aussi car je me
sens bien dans l’équipe. On s’y intègre vite. Que vous soyez nouvelles ou anciennes on s’entraide toujours afin d’améliorer nos performances.

Quelles sont les qualités d’une bonne pom pom girl ?

Je dirais que pour se sentir bien en tant que pom pom girl il faut être dynamique, souriante, bien dans son corps. Ce sont pour moi les qualités les plus
importantes pour se produire lors des événements et c’est surtout ce que les équipes et le public nous demandent.

Les Pom Pom Girls des Alpes soutiennent différentes équipes, dans différents sports. Est-ce que tu t’intéressais à tous ces sports avant ? Et maintenant ?

C’est qu’on passe un peu par tous les sports (rugby, foot, course automobile, … ). Ce sont des sports auxquels je ne m’intéressais pas du tout avant de pratiquer ce sport. Depuis mon arrivée, c’est devenu important pour moi notamment pour être au courant de leur évolution, de l’arrivée de nouveaux joueurs …
C’est également important pour chacune d’entre nous que l’équipe pour laquelle nous dansons gagne en notre présence. C’est une sorte de « satisfaction ».

L’interview de Candy

L’an dernier, Candy s’est lancée dans l’aventure Pom Pom Girls des Alpes. Aujourd’hui, elle revient sur cette année passée dans l’équipe. Bonne lecture!

Tu faisais de la danse avant de rejoindre l’équipe des Pom Pom Girls des Alpes. Qu’est-ce qui t’a fait changer de sport ?

J’ai changé de sport principalement pour découvrir de nouvelles choses, avoir de nouvelles expériences et puis me « renouveler ». Les cours de danse étaient monotones, pas très motivants. Apprendre quelques chorégraphies (2 ou 3), en 1 an, pour un spectacle en fin d’année, ne m’intéressait pas. Je voulais vraiment progresser. Avec les pom pom girls, dès le mois de mon arrivée, j’ai appris 4 chorégraphies et il y a des « spectacles » plusieurs fois par mois. En plus, les entraînements sont tous différents les uns des autres ce qui permet de ne pas se lasser.

Tout à l’air « tout beau, tout rose » quand vous participez à une manifestation, y a-t-il un envers du décor ? Qu’est-ce qui se cache derrière ces beaux sourires ?

Il se cache beaucoup de travail et de stress ! A l’entraînement on règle chaque petit détail, en faisant des groupes de 2 ou 3, voir même seule pour se regarder (la première fois que j’y suis passé j’avais envie de partir en courant !) mais je me suis vite rendu compte que cette méthode est très efficace pour corriger une bonne partie des défauts. Ce n’est pas seulement à l’entraînement, mais aussi à la maison qu’il faut faire et refaire les chorées. C’est un gros investissement mais ça vaut vraiment le coup !!!
Et puis lors d’un événement, on est belle, on a l’air à l’aise, décontractée, bien dans nos baskets mais il y a toujours du stress, j’ai toujours la boule au ventre avant de danser mais une fois que la musique commence tout s’envole et je m’éclate vraiment en dansant !

Cela fait un an maintenant que tu as rejoint l’équipe des Pom Pom Girls des Alpes, qu’elle est ton ressenti sur les événements auxquels tu as participé ? Sur ta progression personnelle ? Et sur l’équipe ?

J’ai vraiment découvert une vraie passion ! Être pom pom me correspond parfaitement.
Les événements sont tous différents les uns des autres, c’est très varié, on n’est pas des pom poms attitrées à un sport ou une équipe sportive en particulier. J’ai pu faire des choses vraiment exceptionnelles qu’on ne fait pas dans la vie en général, comme danser devant des milliers de personnes au stade des Alpes pour le FCG (même sous la neige et dans le froid :/ ) !
D’un point de vue personnelle, j’ai vraiment vite et bien évolué ! Je n’aurai jamais pensé poser un grand écart un jour et bien si et j’en suis bien contente ! Et apprendre autant de choses en peu de temps. Entrer dans l’équipe m’a apporté aussi beaucoup de confiance en moi.
Et que dire de l’équipe … c’est une vraie petite famille ! On est toute à s’entraider, il y a aucune rivalité ou compétition (comme certaines peuvent penser avec les clichés de base des pom poms). J’ai vraiment fait la rencontre de filles exceptionnelles et que j’adore !

Ton avenir dans les pom poms, tes projets ?

Je ne suis pas prête de quitter l’équipe ! Donc j’espère y avoir un bel avenir, pouvoir participer à de nombreux événements même si mes disponibilités ne sont plus les mêmes qu’au début à cause du travail.
Et pour les projets, j’aimerai bien créer une chorégraphie mais cela demande beaucoup de temps et d’imagination alors pour le moment je laisse les spécialistes très douées (elles se reconnaîtrons :p) le faire !

L’interview de Claire

En début de saison, Claire a répondu à une interview en tant que coach de l’équipe. Aujourd’hui, elle y répond en tant que danseuse. Bonne lecture!

Tu faisais de la danse classique et du Modern Jazz avant de rejoindre l’équipe des Pom Pom Girls des Alpes. Qu’est-ce qui t’a fait changer de sport ?

Je faisais de la danse classique et beaucoup de Modern Jazz, j’ai changé car je voulais faire plus de spectacle, ce spectacle que l’on attend tout le long de l’année. J’en voulais plus, je voulais danser sur des musiques plus actuelles et plus entraînantes, faire quelque chose de différent, créer et développer ce que l’on ne trouve pas de partout, être fun, jeune et voir du sport, participer à des évènements sportifs, les regarder et y danser. Pour une passionnée de sport et d’adrénaline: j’ai réussi! 😉

Donc pour toi, être une pom pom girl, ce n’était pas un rêve de petite fille ?

Non, car j’ai connu le monde des pom pom à 19 ans en me plongeant moi même dedans pour essayer. L’inconnu et la nouveauté m’ont plu. Aujourd’hui j’en suis accro. Je maîtrise le monde des pom pom! 😀

De nombreux entraînements sont nécessaires avant de pouvoir participer à un événement. Comment as-tu vécu ta première « montée sur scène » ?

Ma première montée sur scène s’est fait très tard car j’ai dû me former plusieurs mois avant de pouvoir y être. J’ai pris mon temps pour produire quelque chose de parfait, sans faute ni hésitation, et c’était vraiment important pour moi. La montée sur scène était comme le résultat d’une transformation, je ne contrôlais plus mon corps, il s’exprimait seul, il avait tout retenu et moi j’avais la tête dans les étoiles ne sachant plus ou regarder. Tout s’est fait machinalement et jamais une soirée ne s’était passée aussi vite de ma vie.

Comment se déroule ton quotidien en tant que pom pom girl ?

Je suis très fière d’être une Pom Pom Girl des Alpes. J’aime cette image féminine et sportive, car je suis une sportive au départ et mon choix s’est tourné vers les pom pom. J’aimerais vivre une vie entière en tant que pom pom, c’est-à-dire la jeunesse, faire attention à soi, avoir des petites manières très féminines, se sentir jolie et regardée. C’est un tout qui fait que je me sens comme si j’étais une autre personne, un personnage qui joue son rôle à fond, qui y croit et qui revient à la réalité après.
Comme une enfant qui se prend pour une princesse quand elle enfile sa robe, une âme d’enfant, qui devient Pom Pom Girls des Alpes quand j’enfile mon collant, ma tenue et que je prends mes pompons.

Quel est ton moment le plus marquant en tant que pom pom ?

Un soir, au Stade des Alpes, pour un match de Rugby, la nuit était tombée et nous allions commencer une chorégraphie dans laquelle la position de départ était au sol, allongée sur le dos. Là, j’ai eu une prise de conscience incroyable lorsque je regardais les étoiles, allongée sur le dos sur l’immense pelouse du stade éclairée, et avec ce brouah autour de nous qui m’avait fait réaliser qu’il y avait des milliers de personnes autour de nous qui devaient nous regarder alors que moi j’étais sur une autre planète pendant quelques secondes à regarder le ciel avant que la musique ne commence. Un moment magique, inoubliable.